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Pour Bruno De Wilde, expert européen dans le traitement organique des déchets,
les déchets produits par un restaurant comme ceux de la chaîne Quick se prêtent
parfaitement à une gestion “bio“ et à la production d’un compost de qualité.
Les tests ayant démontré qu’il est difficile, voire impossible, d’obtenir des clients
qu’ils trient leurs déchets avant de quitter le restaurant, Quick explore le remplacement
des emballages et autres accessoires en plastiques ordinaires par des
bio-plastiques : barquettes, couverts, gobelets etc.
‘‘Si on peut remplacer les emballages non-biodégradables par des matériaux compostables,
il n’est plus nécessaire de trier ’’, commente Bruno De Wilde, chef de laboratoire de
l’entreprise Organic Waste Systems à Gand en Belgique.
Les bio-plastiques sont des plastiques qui proviennent de l’agriculture et sont donc
fabriqués à partir de ressources renouvelables. Ils sont, de plus, parfaitement
compostables, tout comme les emballages en carton à mini-micro- ou nano-cannelures
déjà largement utilisés par Quick.
La part des emballages en plastique est en diminution constante chez Quick
puisqu’elle est passée de 30 % en 1995 à 13 % en 2005.
Néanmoins, Quick travaille au développement de produits de remplacement “bio“
avec son fournisseur de barquettes et d’emballages Artéa. Les essais ont démontré
qu’Artéa (du groupe franco-belge Somater) était parfaitement capable defabriquer les barquettes utilisées par Quick en PLA, un plastique fabriqué à base
d’amidon de maïs. ‘‘Outre le prix plus élevé, l’obstacle principal est celui d’un approvisionnement
régulier’’, souligne Jean-Philippe Hubin chez Artéa.
L’autre difficulté, d’après Bruno De Wilde, est le manque de filières biologiques dans
le traitement des déchets en Europe ‘‘Les pouvoirs publics doivent absolument favoriser
la création d’usines de traitement biologique.’’ |
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